Le monde diplomatique: Climat, une conférence à la recherche du temps perdu
par Frederic Durand

Glasgow accueille, du 31 octobre au 12 novembre 2021, la 26e conférence des parties (en anglais Conference of the Parties ou COP26) à la convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC). Signée lors du sommet de la Terre à Rio, en 1992, cette convention engage tous les États à empêcher « toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique ». Une telle formulation atteste que les dirigeants de la planète ont conscience de la gravité des menaces depuis au moins un quart de siècle, notamment à la suite de la publication en 1990 du premier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). De premières négociations sur la question avaient déjà capoté à Toronto en juin 1988, les États-Unis empêchant un accord sur une baisse négociée de 20 % des émissions de gaz à effet de serre (GES).
À partir de 1995, les COP ont pris une fréquence annuelle pour permettre aux signataires (196 pays et l’Union européenne) d’avancer graduellement dans l’élaboration de mesures pour lutter contre le réchauffement planétaire. Une des plus connues fut, en 1997, la COP3 au Japon, qui avait permis la signature du protocole de Kyoto. Salué par la presse internationale, ce protocole traduisait surtout un manque d’ambition : il ne correspondait qu’à 3 % de l’effort à réaliser pour résoudre le problème (1)…
En 2009, une campagne de dénigrement précéda la COP15, plus connue sous le nom de conférence de Copenhague. Des pirates informatiques avaient diffusé les courriels d’un groupe de recherche britannique en cherchant à faire croire que le GIEC — qui venait d’obtenir le prix Nobel de la paix en 2007 — aurait falsifié des données. Bien que très modeste et sans caractère contraignant, l’accord final signé au Danemark entérinait néanmoins ce qui constitue encore les deux principaux objectifs des négociations climatiques : la limitation du réchauffement à maximum 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle et la création d’un Fonds vert de 100 milliards de dollars (lire « Passe-passe autour du Fonds vert »).
Les discussions font ressortir un clivage Nord-Sud
En 2015, la COP21 a été nettement plus médiatisée que les précédentes, devant la pression montante des milieux associatifs, des mouvements de jeunes et d’une communauté scientifique quasi unanime pour reconnaître le caractère critique de la situation. L’accord de Paris fait preuve d’une ambition accrue en faisant accepter aux dirigeants de la planète l’engagement de contenir « l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et en poursuivant l’action menée pour limiter l’élévation de la température à 1,5 °C ».
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The Guardian: Cop26 has to be about keeping fossil fuels in the ground. All else is distraction

Georges Monbiot
Wed 3 Nov 2021 06.00 GMT
The handwaving and complexity obscure a simple truth: nation states must stop funding dirty industries

In some respects, preventing climate breakdown is highly complicated. But in another, it’s really simple: we need to leave fossil fuels in the ground. All the bluster and grandstanding, the extravagant promises and detailed mechanisms discussed in Glasgow this week amount to nothing if this simple and obvious thing doesn’t happen.
A recent study in the scientific journal Nature suggests that to stand a 50% chance of avoiding more than 1.5C of global heating, we need to retire 89% of proven coal reserves, 58% of oil reserves and 59% of fossil methane (“natural gas”) reserves. If we want better odds than 50-50, we’ll need to leave almost all of them untouched.
Yet most governments with major reserves are determined to make the wrong choice. As the latest production gap report by the UN and academic researchers shows, over the next two decades, unless there’s a rapid and drastic change in policy, coal is likely to decline a little, but oil and gas production will keep growing. By 2030, governments are planning to extract 110% more fossil fuels than their Paris agreement pledge (“limit the temperature increase to 1.5C above pre-industrial levels”) would permit.
Even nations that claim to be leading the transition mean to keep drilling. In the US, Joe Biden promised to pause all new leases for oil and gas on public lands and in offshore waters. His government was sued by 14 Republican states. Though climate campaigners argue that Biden has many other tools for preventing such leases from being issued, he immediately folded, and his government has now begun the process of auctioning drilling rights in Alaskan waters and the Gulf of Mexico. It’s just the kind of weakness the Republicans were hoping to exploit.
Germany has promised to phase out coal production by 2038 (far too late, by the way). Yet it is still developing new deposits. For example, the village of Lützerath in North Rhine-Westphalia, which sits above a thick seam of the filthiest kind of coal – lignite – is currently being destroyed. But if Germany abides by its own rule, the mine will need to be abandoned before it reaches full production. So either homes and forests are being trashed for no reason, or the German government doesn’t intend to honour its promise.
The Guardian-The climate crisis is just another form of global oppression by the rich world

Georges Monbiot
Fri 5 Nov 2021 08.00 GMT
At Cop26 the wealthy nations cast themselves as saviours, yet their efforts are hopelessly inadequate and will prolong the injustice

The story of the past 500 years can be crudely summarised as follows. A handful of European nations, which had mastered both the art of violence and advanced seafaring technology, used these faculties to invade other territories and seize their land, labour and resources.
Competition for control of other people’s lands led to repeated wars between the colonising nations. New doctrines – racial categorisation, ethnic superiority and a moral duty to “rescue” other people from their “barbarism” and “depravity” – were developed to justify the violence. These doctrines led, in turn, to genocide.
The stolen labour, land and goods were used by some European nations to stoke their industrial revolutions. To handle the greatly increased scope and scale of transactions, new financial systems were established that eventually came to dominate their own economies. European elites permitted just enough of the looted wealth to trickle down to their labour forces to seek to stave off revolution – successfully in Britain, unsuccessfully elsewhere.
At length, the impact of repeated wars, coupled with insurrections by colonised peoples, forced the rich nations to leave most of the lands they had seized, formally at least. These territories sought to establish themselves as independent nations. But their independence was never more than partial. Using international debt, structural adjustment, coups, corruption (assisted by offshore tax havens and secrecy regimes), transfer pricing and other clever instruments, the rich nations continued to loot the poor, often through the proxy governments they installed and armed.
La Chine adopte un plan pour faire progresser la croissance agricole et rurale
le Quotidien du Peuple en ligne | 05.11.2021 14h54

La réunion exécutive du Conseil des Affaires d’Etat -le gouvernement chinois- présidée par le Premier ministre Li Keqiang a adopté le 2 novembre le 14e Plan quinquennal de modernisation agricole et rurale pour faire progresser la revitalisation rurale et une croissance assez rapide des revenus des résidents ruraux.
Au cours de la période du 14e Plan quinquennal (2021-25), la Chine fera progresser la modernisation agricole et rurale d’une manière scientifique et spécifique à la région, conformément aux réalités nationales et aux conditions agricoles. De même, des efforts seront déployés pour renforcer la capacité de l’agriculture à soutenir et à aider le développement économique et social et à relever durablement le niveau de vie des agriculteurs.
« Nous devons accorder la priorité absolue au développement de l’agriculture, des zones rurales et des agriculteurs dans nos efforts pour construire globalement un pays socialiste moderne. La stabilité sur ces trois fronts est essentielle à la sûreté et à la sécurité globales du pays », a déclaré M. Li.
L’or dans le désert : une récolte abondante dans le désert du Taklamakan
le Quotidien du Peuple en ligne | 05.11.2021 09h17

A la fin de l’automne, des millions d’hectares de forêts de peupliers du comté de Shaya, dans le sud de la région autonome ouïghoure du Xinjiang (nord-ouest de la Chine), sont dans leur meilleure saison, et plus de 1,9 million d’hectares de champs de coton sont en train d’être récoltés dans la campagne.
Dans l’une des dunes de sable du canton de Gaizikumu, dans le comté de Shaya, des parcelles de plantes désertiques tolérantes au sel, dont certaines atteignent quatre ou cinq mètres de haut, poussent vigoureusement. Sous les haloxylon ammodendrons (un arbuste dicotylédone aux feuilles réduites à des épines vertes) jaunis, de nombreux travailleurs fouillent le sol sablonneux près des racines, comme archéologues chargés d’explorer le « trésor » souterrain.
Après avoir creusé environ 10 cm de sable de la surface, certains endroits révèlent des objets en forme de colonne ressemblant à des pousses de bambou : les cistanches salines. Cette herbe chinoise, connue sous le nom de « ginseng du désert », parasite les racines des plantes du désert et constitue une culture économique pour lutter contre le sable.







