Xi Jinping : la Chine fournira à l’Afrique un milliard de doses de vaccins supplémentaires contre la COVID-19

Xinhua | 30.11.2021 09h22
Rédacteurs :Yishuang Liu, Ying Xie

Le président chinois, Xi Jinping, a déclaré lundi que la Chine fournirait à l’Afrique un milliard de doses de vaccins supplémentaires contre la COVID-19.

M. Xi s’est ainsi exprimé dans un discours prononcé par liaison vidéo lors de la cérémonie d’ouverture de la huitième Conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine.

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Xi Jinping : la Chine travaillera avec les pays africains sur la réduction de la pauvreté et le développement de l’agriculture

Xinhua | 30.11.2021 09h56
Rédacteurs :Ying Xie, Yishuang Liu

Le président chinois, Xi Jinping, s’est engagé lundi à réaliser pour l’Afrique dix projets de réduction de la pauvreté et d’agriculture, et à envoyer 500 agronomes en Afrique.

M. Xi s’est ainsi exprimé dans un discours clé prononcé par liaison vidéo lors de la cérémonie d’ouverture de la huitième Conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine.

La Chine mettra en place des centres conjoints sino-africains d’échanges, de démonstration et de formation sur les technologies agricoles modernes en Chine, d’après M. Xi.

La Chine encouragera les institutions et les entreprises chinoises à construire en Afrique des villages de démonstration pour la coopération sino-africaine en matière de développement agricole et de réduction de la pauvreté, et soutiendra le lancement de l’initiative “Cent entreprises dans mille villages” par l’Alliance des entreprises chinoises en Afrique pour les responsabilités sociales, a ajouté M. Xi.

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Climat, une conférence à la recherche du temps perdu
Passe-passe autour du Fonds vert

par Frédéric Durand

Avec le Fonds vert, les pays du Nord s’engagent à aider ceux du Sud à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre et à s’adapter face à l’aggravation des manifestations du changement climatique. Décidé lors de la conférence de Copenhague en 2009, il a été confirmé dans l’accord de Paris, signé par tous les pays du monde, qui fixait pour objectif d’atteindre « 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020 ». Le fonds atteint pour l’instant à peine le dixième de ce montant.

Lors des négociations, il était convenu que ces 100 milliards de dollars constitueraient un soutien « additionnel » à l’aide publique au développement (APD) versée par les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à ceux du Sud. Au début des années 1970, le montant de l’APD avait été fixé à 0,7 % du produit intérieur brut des États donateurs. Hormis quelques rares pays vertueux (la Suède et la Norvège versent plus de 1 %), la plupart versent seulement la moitié de l’objectif qu’ils se sont donné. Le montant mondial des APD atteint environ 150 milliards de dollars, alors qu’il devrait être de 300 milliards.

On peut légitimement reprocher à la plupart des pays du Nord de ne pas respecter leurs engagements depuis cinquante ans en matière d’aide au développement. En outre, l’OCDE tente de faire croire que ses membres verseraient déjà les deux tiers du montant du Fonds vert au titre d’un volet climatique de leur aide courante (1). Par un tour de passe-passe, l’OCDE prétend ainsi que, près de 80 milliards de dollars de l’APD ayant un lien plus ou moins avéré avec le climat, ses pays membres seraient proches de l’objectif du Fonds vert, alors que les deux aides étaient complètement distinctes dans les négociations climatiques…

(1)Financement climatique fourni et mobilisé par les pays développés en 2013-2018

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Une responsabilité colossale

Cecile Marin

La balance carbone


Comme le montrent les données chiffrées, les pays industrialisés dès le XIXe siècle en Europe et en Amérique du Nord portent une responsabilité colossale dans le réchauffement en cours, attribué principalement aux émissions de gaz carbonique. Aujourd’hui encore, ils figurent parmi les principaux émetteurs en fonction de leur population, rejoints par les pays producteurs de pétrole (Russie, Kazakhstan, Golfe) ou de charbon (Australie).

Les pays émergents, au premier rang desquels la Chine, ont vu leurs émissions s’accroître très rapidement, du fait de leur essor économique. Toutefois, leurs émissions sont également dues à la production de biens consommés dans les pays occidentaux. Même si l’humanité arrive à freiner l’augmentation de la température moyenne de la Terre à 1,5 °C, les canicules qui se produisaient jadis tous les cinquante ans reviendront presque tous les cinq ans (1). Et quatre années sur cinq, si on laisse la moyenne augmenter de 4 °C. Cette augmentation sera irréversible à l’échelle humaine. Pourtant, les engagements cumulés de l’ensemble des États restent à la veille de la COP26 bien en dessous de l’objectif fixé par l’accord de Paris.

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