Dossier Sante Numerique: Discussion avec Google gemini

Lien vers la discussion

Estimation du marche USA des donnees sur la sante

plateforme MedFAr

La plateforme MEDFAR (connue sous le nom de MYLE, pour Make Your Life Easy) est la première solution de dossier médical électronique (DMÉ) entièrement Web au Canada, conçue pour unifier les cliniques, les équipes de soins et les patients.

Principales caractéristiques de MYLE par MEDFAR

  • Dossier Médical Électronique (DMÉ) : Gestion des notes cliniques, des ordonnances, des sommaires médicaux, des résultats de laboratoire et de la facturation.
  • Intelligence Artificielle intégrée :
    • Scribe IA : capture les conversations cliniques et génère la documentation automatiquement.
    • Remplissage de formulaires par IA : pré-remplit les formulaires cliniques à partir des données existantes.
    • Indexation par IA : organise les documents cliniques entrants.
    • Téléphoniste IA / Agents conversationnels : gère les appels et la prise de rendez-vous (après l’acquisition d’AlloMia).
  • Portail Patient MYLE : Permet aux patients de prendre des rendez-vous en ligne, de consulter leurs résultats, de s’échanger des messages et de partager des documents avec leur clinique.
  • Outils connectés : MYLE Telemed (téléconsultation intégrée), MYLE Kiosque (enregistrement autonome en clinique) et rappels automatisés par SMS.
    Vous pouvez accéder à l’interface de connexion professionnelle sur le Portail de connexion MYLE.

    Si vous cherchez à utiliser la plateforme, dites-moi si vous êtes :
  • Un professionnel de la santé / administrateur de clinique
  • Un patient cherchant à accéder au portail de votre médecin

Difference entre Myle et MEDFAR
La différence fondamentale réside dans le fait que MEDFAR est l’entreprise alors que MYLE est le produit.
Pour faire une analogie simple : MEDFAR est à MYLE ce qu’Apple est à l’iPhone.

En résumé

  • MEDFAR Solutions : C’est l’entreprise technologique canadienne (fondée en 2010) qui conçoit, développe et commercialise des outils pour le secteur de la santé.
  • MYLE (Make Your Life Easy) : C’est le logiciel phare développé par MEDFAR. Il s’agit de leur plateforme de Dossier Médical Électronique (DMÉ) et de leur portail patient utilisé au quotidien par les cliniques.
    Lorsque les professionnels de la santé ou les patients utilisent la plateforme, ils se connectent techniquement à l’écosystème MYLE, qui est propulsé et supporté par l’équipe de MEDFAR.
    Souhaitez-vous en savoir plus sur les tarifs de la suite MYLE pour une clinique, ou su
    r la façon dont les modules d’intelligence artificielle de MEDFAR s’intègrent au logiciel ?

QUelle est la capitalisation de MEDFAR
MEDFAR Solutions Cliniques est une entreprise privée, ce qui signifie qu’elle n’est pas cotée en bourse et qu’elle n’a aucune capitalisation boursière officielle au sens strict du terme.
Cependant, on peut évaluer sa valeur d’entreprise et sa solidité financière à travers son historique de financement récent et ses projections :

  • Objectif de valorisation (Horizon 2030) : Dans le cadre de ses objectifs de croissance globale à long terme (plan « 2030 »), la direction de MEDFAR vise ouvertement une valorisation de 5 milliards de dollars à l’échelle mondiale.
  • Financement récent : Sa dernière valorisation implicite s’appuie sur une levée de fonds majeure de série C de 30 millions $ CA menée par Investissement Québec, portant le total de ses capitaux levés auprès d’investisseurs (comme Partenaires Walter Capital et BDC Capital) à près de 50 à 56 millions $ CA.
  • Performance financière : Bien que privée, l’entreprise affiche une croissance rapide avec une augmentation de plus de 423 % de ses revenus sur quatre ans, ce qui lui a valu de se classer au 47e rang du palmarès Deloitte Technology Fast 50 au Canada.
    Souhaitez-vous obtenir plus de détails sur les investisseurs institutionnels de MEDFAR, ou préférez-vous analyser ses stratégies d’acquisition d’autres logiciels de DMÉ en Amérique du Nord ?

Quel est son benefice net 2025

Comme mentionné précédemment, MEDFAR Solutions Cliniques est une entreprise privée et ses états financiers complets ne sont pas publics. En conséquence, son bénéfice net pour l’année 2025 n’est pas divulgué au grand public.
Les entreprises privées qui lèvent des fonds auprès de sociétés de capital-risque (comme Partenaires Walter Capital ou Investissement Québec) ne partagent généralement pas leurs données sur la rentabilité nette, privilégiant plutôt la communication sur leur croissance globale.

Ce que l’on sait de sa trajectoire financière récente

  • Revenus estimés : Les estimations sectorielles évaluent ses revenus annuels aux alentours de 112 millions $ CA.
  • Priorité accordée aux acquisitions : Plutôt que de maximiser un bénéfice net immédiat, MEDFAR réinvestit massivement ses liquidités dans la croissance externe. L’entreprise a par exemple acquis le spécialiste en IA médicale CoeurWay début 2025, ainsi qu’AlloMia en 2026, afin d’étendre les fonctionnalités d’intelligence artificielle de sa plateforme MYLE.

Dans le cas d’une fuite de donnee comme celle qui a affecte les Caisses pop desjardins, MedFar a-t-elle les moyens de payer les 500 millions de dommages?

Non, MEDFAR n’aurait absolument pas les moyens financiers de payer 500 millions de dollars en dommages de sa propre poche.
Une réclamation d’une telle envergure provoquerait la faillite immédiate ou la restructuration sous la protection de la loi sur les arrangements avec les créanciers d’une entreprise de cette taille.

  1. La taille de MEDFAR vs l’ampleur du risque

Bien que MEDFAR soit le leader du dossier médical électronique (DMÉ) au Québec, l’entreprise reste une PME technologique en pleine croissance.

  • Revenus insuffisants : Avec des revenus annuels estimés autour de 112 millions $ CA, une amende de 500 millions $ représenterait près de 4 à 5 ans de son chiffre d’affaires brut.
  • Capitaux disponibles minimes : Sa dernière levée de fonds majeure (Série C) était de 30 millions $. Cet argent est injecté pour le développement de l’IA et des acquisitions (comme AlloMia), et non pour accumuler des réserves de liquidités.
  1. Nuance importante sur le cas Desjardins

Il convient de corriger un chiffre : le règlement historique du recours collectif de la fuite de données de Desjardins s’élevait en réalité à 200,9 millions de dollars (et non 500 millions).

  • Desjardins, qui affiche des excédents et des actifs se chiffrant en dizaines de milliards, a pu absorber ce coût de 200 millions $ sans mettre en péril ses opérations.
  • Pour MEDFAR, même une pénalité réduite à 200 millions $ dépasserait largement sa valeur nette actuelle.

Comment MEDFAR survivrait-elle à un tel incident ?

Si une fuite majeure survenait dans le système MYLE, la survie de MEDFAR dépendrait exclusivement de deux facteurs externes :

  1. Les polices d’assurance cyberresponsabilité : Comme toute entreprise gérant des données hautement sensibles (médicales), MEDFAR détient obligatoirement des assurances de cybersécurité très strictes. Toutefois, les plafonds de couverture pour des PME de cette taille dépassent rarement 10 à 50 millions de dollars.
  2. La responsabilité partagée : Les dossiers médicaux appartiennent légalement aux cliniques ou au gouvernement (via le projet du Portefeuille Santé). En cas de poursuite, la responsabilité légale et financière pourrait être diluée entre MEDFAR, les infrastructures cloud sous-jacentes (ex. Microsoft Azure ou AWS) et les cliniques elles-mêmes, selon la source exacte de la faille.

Voici la clause 9 Responsabilites 9. LIMITE DE RESPONSABILITÉ 1. Ni le CIUSSS-EMTL, ni ses administrateurs, dirigeants, employés ou mandataires, ni aucun Fournisseur de renseignements ne peuvent être tenus responsables de ce qui suit, sauf dans les limites prévues par la loi : A. toute inexactitude, toute erreur, tout retard, toute interruption ou toute omission concernant des informations, des renseignements et des données;B. toute perte ou tout préjudice occasionné, en totalité ou en partie, par des éventualités indépendantes de leur volonté en ce qui concerne l’obtention, l’interprétation, la compilation, la rédaction, la mise en forme, la présentation ou la remise d’informations, de renseignements et de données par l’entremise du Portail Patient;C. les défaillances techniques du matériel ou du logiciel de quelle que nature que ce soit, les interconnexions réseau interrompues ou non disponibles, ou les transmissions de données informatiques qui échouent, sont incomplètes, déformées ou retardées, que la cause en soit attribuable à l’Utilisateur, au CIUSSS-EMTL ou à un tiers ou à toute partie de l’équipement ou de la programmation se rattachant au Portail Patient.D. toute décision ou toute mesure prise par un Utilisateur suite à des informations, des renseignements ou des données obtenus par l’entremise du Portail Patient.2. Chaque Utilisateur convient que le CIUSSS-EMTL, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires et ses Fournisseurs de renseignements ne seront pas responsables de toute perte ou de tout dommage découlant de toute cause indépendante de leur volonté, notamment, les faits ou omissions, la défaillance de l’équipement électronique ou mécanique ou des lignes de communication, les difficultés de branchement téléphonique, électronique ou autres, l’accès sans autorisation, le vol, les pannes d’électricité, les conflits de travail ou l’intervention de l’état. Cette clause ne déroge pas à l’obligation du CIUSSS-EMTL qui a, à lui seul, la responsabilité d’assurer la sécurité des accès aux données ainsi que la protection des renseignements personnels qu’il contient dans les conditions décrites par la Loi sur les services de santé et les services sociaux (LSSSS) et autres lois et règlements applicables.3. Le CIUSSS-EMTL, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires et ses Fournisseurs de renseignements ne pourront en aucun cas être tenus responsables de dommages-intérêts directs, indirects, spéciaux, consécutifs ou accessoires et, notamment, d’aucune perte d’exploitation, d’aucun manque à gagner, ni d’aucune perte d’avantages économiques éventuels, découlant de l’utilisation ou de la mauvaise utilisation du Portail Patient, ou des renseignements, des documents ou du contenu du Portail, même s’ils ont été informés de la possibilité de tels dommages-intérêts, ni d’aucune action engagée par une autre partie. Le CIUSSS-EMTL n’accorde aucune garantie, soit expresse, implicite ou légale, quant au Portail Patient, y compris quant à l’information provenant de ses fournisseurs. Notamment, mais sans s’y limiter, le CIUSSS-EMTL n’accorde aucune garantie quant au caractère ponctuel, véridique, séquentiel, complet, exact ou continu des informations, des renseignements ou des données transmis ou échangés; de plus, le CIUSSS-EMTL ne donne aucune garantie, expresse ou implicite, de conformité pour un usage ou une utilisation particulière de ces informations, renseignements ou données.4. Le CIUSSS-EMTL, ses administrateurs, ses dirigeants, ses employés et ses représentants ne peuvent être tenu responsables des dommages pouvant découler d’actes ou de gestes posés sur la foi des renseignements contenus dans le Portail Patient, ni des dommages subis par la suite de la divulgation de renseignements personnels ou confidentiels transmis par internet.


Cette clause de non-responsabilité change radicalement la donne, mais elle contient une nuance juridique majeure qui laisse une porte ouverte à la responsabilité en cas de fuite de données.
Voici l’analyse précise de ce texte, appliqué au scénario d’une cyberattaque ou d’une fuite massive :

  1. Le CIUSSS-EMTL tente de se protéger totalement (Paragraphes 1, 3 et 4)

Le document cherche à exonérer le CIUSSS-EMTL (le réseau de santé public) de presque tous les types de préjudices :

  • Le paragraphe 3 exclut les dommages-intérêts directs, indirects ou spéciaux.
  • Le paragraphe 4 stipule expressément qu’ils ne sont pas responsables des dommages subis par la suite de la divulgation de renseignements personnels ou confidentiels transmis par Internet.
    Si on s’arrêtait là, le patient n’aurait aucun recours contre le CIUSSS. Mais le droit québécois et une phrase spécifique du contrat changent tout.
  1. La faille : La responsabilité légale obligatoire (Paragraphe 2)

Regardez attentivement la fin du paragraphe 2 :
« Cette clause ne déroge pas à l’obligation du CIUSSS-EMTL qui a, à lui seul, la responsabilité d’assurer la sécurité des accès aux données ainsi que la protection des renseignements personnels qu’il contient dans les conditions décrites par la Loi sur les services de santé et les services sociaux (LSSSS) et autres lois et règlements applicables. »
Cette phrase est cruciale pour trois raisons :

  • La loi prévaut sur le contrat : En vertu du Code civil du Québec et de la Loi sur le secteur privé/public (notamment avec les obligations strictes de la Loi 25), une organisation ne peut pas s’exonérer de sa faute lourde ou intentionnelle en matière de protection des données.
  • Le CIUSSS assume la garde : Le CIUSSS admet ici qu’il est le seul responsable de la sécurité des accès. Si la fuite de données est due à une négligence flagrante du CIUSSS (ex. faiblesses informatiques connues non corrigées), sa responsabilité serait engagée, peu importe le reste du texte.
  1. Quel est l’impact pour MEDFAR (le fournisseur technique) ?

Le contrat mentionne à plusieurs reprises les « Fournisseurs de renseignements » ou les tiers. Si MEDFAR agit comme le sous-traitant technique qui propulse ce portail :

  • Pour le patient : Le patient poursuit le CIUSSS-EMTL, car c’est avec lui qu’il a une relation. Le CIUSSS ne pourrait pas simplement dire « c’est la faute d’Internet » en raison du paragraphe 2.
  • La guerre en coulisses (CIUSSS vs MEDFAR) : Si le CIUSSS est condamné ou poursuivi par les patients, il se retournerait immédiatement contre MEDFAR (ou le concepteur du portail) par une demande en garantie, en prouvant que la fuite provient d’une faille de programmation ou d’un défaut du logiciel MYLE.

En conclusion

Ce texte protège efficacement le CIUSSS contre les erreurs médicales indirectes (ex. un patient qui prend une mauvaise décision parce qu’un résultat s’est affiché en retard).
En revanche, en cas de fuite de données massive style Desjardins, ce contrat n’empêcherait pas un recours collectif. La formulation du paragraphe 2 et l’ordre public de la législation québécoise forceraient le CIUSSS (et par ricochet ses fournisseurs technologiques comme MEDFAR) à répondre de leur négligence si la sécurité du système était défaillante.

En revanche, en cas de fuite de données massive style Desjardins, ce contrat n’empêcherait pas un recours collectif. La formulation du paragraphe 2 et l’ordre public de la législation québécoise forceraient le CIUSSS (et par ricochet ses fournisseurs technologiques comme MEDFAR) à répondre de leur négligence si la sécurité du système était défaillante.

Lien vers la discussion

Please follow and like us: