Le Panier de Consommation nutritif canadien…

Suite a la lecture de differents dossiers, dont ceux de l’IRIS (L’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques), institut independante et sans but lucratif, sur differents sujets comme la lutte contre la pauvrete, la consommation, j’ai ete amene a poursuivre ma reflexion sur l’alimentation et l’economie.

Reflexions qui sont justifiees par des conceptions economiques qui sont fort differentes des conceptions courantes comme la theorie economique du libre-marche (systeme des prix). Ces nouvelles approches s’averent tres pertinentes quand on veut comprendre ce qui se passe vraiement au ras-du-sol dans notre modele economique occidental. Ces derniers jours certains comportements socio-economico-culturel m’ont fait sursauter.

Brievement:
Taux d’obesite: 60% de la population est en situation de surpoids voire d’obesite. Ce qui induit que la population mange trop.
Taux de chomage: 4% environ (Chomage technique) donc en situation pratique
de plein emploi.
Haut taux de syndicalisation: Dans les pays du G-7, le Quebec a une tres forte
syndicalisation
Taux d’endettement de la population canadienne a la hausse et meme critique.

Bien que les quebecois soient moins endettes que la moyenne canadienne c’est comprehensible dans la mesure ou les quebecois sont plus pauvres que la moyenne canadienne et qu’obtenir des emprunts hypothecaires importants est nettement plus difficile qu’ailleurs au Canada. La dette des quebecois est possiblement une dette a court et moyen terme, a la hausse elle aussi.

Il faut preciser que certains economistes pensent que la hausse des salaires contribueraient a accroitre l’inflation. Peut-etre mais l’injection de capitaux dans la consommation via l’endettement est encore plus inflationniste parce cela exerce en plus une hausse des taux d’interets… Que l’argent injecte dans l’economie vienne du salaire, des benefices ou des emprunts contribuent toutes a la hausse de l’inflation et a ce que je sache aucune institution financiere ne s’objecte>>>

Periode inflationiste encore importante sur le budget, pourtant, les salaires des quebecois evoluent moins vite que l’inflation. Les besoins a moyen et court terme des quebecois sont manifestes car ils accroient leur endettement.


Examinons un peu plus en detail la situation des salaries.

A defaut de hausses de salaires equitables, a defaut de ‘petits cheques’ pour contrer les hausses de prix, a defaut de baisse d’impots, les salaries qui veulent au minimum maintenir leur niveau de vie, doivent inevitablement recourir a l’endettement. Mais a qui profite cet etat de fait, qui, selon la politique mise en pratique par la Banque du Canada, par ses hausses successives des taux d’interet decourage cette mesure?

On prend pour acquis que tout le monde sait que les banques et institutions financieres font de l’argent quand elles pretent et non quand vous epargnez ou deposez des fonds. Le recours a l’emprunt semble etre a l’avantage des banques. A l’avantage des banques, mais aussi des firmes privees qui vendent les produits achetes par les consommateurs a credit… leurs profits augmentent. Et, la, surprise, les banques gagnent ici une 2ieme fois. Les entreprises qui eprouvaient des difficultes suites a la pandemie, et bien, ces hausses de profit permettent a ces dernieres de rembourser plus rapidement leurs emprunts.

Finalement, la situation actuelle, sous les conditions ci-haut est une operation de concentration du capital vers les institutions financieres et les firmes… La Crise ne profiterait-elle donc qu’aux riches? De l’exploitation, en voici… d’un gouvernement qui il n’y a pas si longtemps se proclamait ‘progressistes’…du moins autant que Duplessis pouvait l’etre. Volodymir va surement donner l’accolade notre PM a la prochaine occasion(A 70 ans, les ukrainiens peuvent etre conscrits!!!). Pourquoi une telle mesure d’appauvrissement? Est-ce que la situation financiere des banques est a ce point mauvaise? Que le pret a la consommation est plus rentable que les investissements productifs?

Regardons un peu le tableau qui suit:

Ce rapport provient de…(page 31)


Il faut preciser que en contexte de plein emploi, l’Offre de travail diminue par rapport a la Demande de travail, ce qui naturellement devrait faire hausser le prix du travail: les salaires. Voila. La machine economique est en rupture. Et, ici, ils ne peuvent pas pretendre que les quebecois sont satisfaits de leur remuneration car, ce qu’ils ne peuvent pas obtenir par leur salaire, ils cherchent a l’obtenir via des emprunts(endettement). Donc, le mythe de la Rationalite des agents est on ne plus contestable. Et qu’il est tout a fait justifie de reflechir a d’autres approches.

Dans mes etudes et reflexions sur la rationalite des agents economiques, si les agents economiques sont rationnels dans leur choix economiques, en ce qui concerne les produits alimentaires, ils choisieraient evidemment des produits qui participent a une saine alimentation tant en quantite qu’en qualite. Sante Canada en a revele l’erreur avec ses etudes sur le surpoids et l’obesite.

Constatant ce fait, j’ai construit(re-construit) mes logiciels de comptabilite pour tenir compte du caractere specifique des produits alimentaires. Et j’ai definie une saine alimentation comme etant celle que Sante Canada etablie dans ses indicateurs sur la quantite de calories par jour, de meme que sur 10 autres donnees nutritionnelles.

Apres 72 mois (et plus de 11,100 transactions dont plus de 3500 aliments), les resultats sont ceci: IBE(Indice de bien-etre alimentaire)est egal a 78% des standards de Sante Canada. Sur une periodicite reduite a 48 mois, cet IBE passe a 84%. Dans les deux cas j’en ai conclu que mon alimentation etait ce qu’on pourrait appeler une bonne alimentation mais qu’elle pourrait s’ameliorer un peu.

Par la suite j’ai regarde le montant depense reellement pour ces aliments: en moyenne autour de 220$ par mois. Or dans la litterature de l’Iris on parle d’un panier de consommation alimentaire excedent 500$ par mois.

C’est a partir de ce moment, qu’est apparu la necessite d’en savoir davantage sur ces Paniers de consommation nutritif canadiens.

Cela suscite toutes sortes de reflexions mais il est trop tot pour tirer quelques conclusions pertinentes.

J’ai donc entrepris quelques demarches aupres de Sante canada au sujet de ces dits paniers de consommation nutritifs canadiens. Et ils m’ont fait parvenir immediatement ceux-ci et les formulaires de calcul.

Pour l’instant, precisons ce qu’est ce panier de consommation nutritif canadien.

Le panier de consommation nutritif canadien est une composante de la Mesure du Panier de Consommation (MPC) etabli par Statistiques Canada dans les travaux du Gouvernement canadien dans la lutte contre la pauvrete. Le panier de consommation nutritif canadien est etabli par Sante Canada.

Je cite: “Aspect 8 – Mesure du panier de consommation et faible revenu”
(Ordre des travailleurs sociaux et des therapeutes conjugaux et familieux du Quebec)

https://www.otstcfq.org/l-ordre/evenements-et-campagnes/le-travail-social-dans-tous-ses-etats/pauvrete-inegalites-exclusion-sociale-et-travail-social/aspect-8-mesure-du-panier-de-consommation-et-faible-revenu/

Le MPC a été recommandée par le Centre d’étude sur la pauvreté et l’exclusion en 2009 pour « suivre les situations de pauvreté sous l’angle de la couverture des besoins de base ». Si elle a été retenue ensuite au Québec à cette fin, il importe de souligner que tous les mots de cette recommandation du CÉPE ont leur importance.

La MPC, c’est un repère qui nous indique le revenu dont il faut disposer pour couvrir minimalement les cinq types de besoins suivants : l’alimentation, les vêtements, le logement, le transport, et un dernier ensemble de nécessités d’usage courant comme l’ameublement, les soins personnels, les communications, les loisirs, et ainsi de suite.”

A suivre.

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